Une année bien remplie
Festival Photo de Mouans Sartoux
Nous avons eu, cette année encore, la chance d’être sélectionnés, Mo et moi, pour le Festival Photo de Mouans-Sartoux dont c’était la 37ème édition. Il a eu lieu au mois d’avril. Mo a présenté sa série « Stigmates » tout en couleur de photos d’affiches déchirées, tandis que je présentai une série de portraits en noir et blanc intitulée « Salut l’Artiste ». Un seul modèle pour 10 expressions et attitudes différentes.

À travers cette série de dix portraits, le lecteur est invité à découvrir une galerie de personnages incarnés par un seul et même modèle. Tel un caméléon, il devient acteur, interprète, métamorphe. Chaque portrait est une scène, chaque expression, un rôle. Le modèle ne se contente pas d’être représenté : il devient créateur, sculpteur de son image, artiste de ses métamorphoses.
Ces visages multiples questionnent l’identité, l’apparence, le jeu et la vérité. Qui sommes-nous derrière le regard des autres, et que choisissons-nous de montrer ?
L’exposition est une invitation à observer, à deviner et à ressentir. Elle brouille les frontières entre modèle et auteur, entre réel et fictionnel. En dix portraits, une même personne nous raconte dix histoires, ouvre dix mondes, et nous confronte à notre propre pluralité.
Modèle : Jean-Paul Deschamps Tirages : Jean-Marc Pharisien
Stigmates – Mo
» En m’inspirant du travail de Jacques Villeglé, peintre plasticien, j’ai observé l’art éphémère créé sur les murs et le mobilier urbain, par les affiches dégradées par le temps.
Le temps qui passe et qui laisse émerger du chaos urbain les beautés cachées dans les épaisseurs de papier déchiré par des mains anonymes. »

Souhaitant montrer l’animation des rues en ville, des photos prises lors de festivals d’Avignon des années passées m’ont semblé intéressantes à réunir dans une exposition d’une dizaine de vues baptisée « Avignon, scène à ciel ouvert ».
En juillet, Avignon se réinvente. Ses ruelles deviennent coulisses, ses places des scènes éphémères. Partout, des voix éclatent, des rires s’élèvent, des musiques nous appellent, des silences suspendent le temps. Le théâtre déborde des murs, prend la rue, habille pierres et passants. Costumes flamboyants, regards habités, gestes offerts au vent chaud. Chaque instant, une invitation à s’arrêter, à regarder, à écouter, chaque rencontre, une ouverture. Ces photographies capturent l’effervescence, la fatigue, la ferveur, la beauté brute de l’art vivant en Avignon. Chaque année, une ville en transe où la frontière entre la vie et la scène s’efface sous nos pas.
PhotoBiot, Festival de photos de rue


Berlin, ville marquée par l’histoire, garde en elle les cicatrices d’un passé douloureux. Le 13ooût1961, à minuit, en une nuit, le Mur a séparé, non seulement une ville, mais aussi des familles, des amis et deux visions du monde.
Aujourd’hui, Berlin se souvient. À travers des vestiges conservés, des musées, des mémoriaux comme celui de la Bernauer Strasse, la ville rend hommage à ceux gui ont souffert, résisté ou même perdu la vie en quête de liberlé. Les graffitis du mur devenu galerie d’art à ciel ouvert – l’East Side Gallery – témoignent de cette mémoire vivante, collective et engagée.
Se souvenir, c’est transmettre oux générations futures l’importance de la liberté, de la solidarité et de la paix. Ce n’est pas gu’un regard vers le passé, c’est aussi un appel à construire un futur sans murs.
Mo, également sélectionnée pour PhotoBiot, a voulu nous raconter le Mur de Berlin. Si les villes, d’ordinaire, organisent les regroupements de population, parfois aussi elles peuvent séparer et diviser.
Et puis bien sûr participation à des expositions de nos clubs photo au Cros de Cagnes (Un regard sur la ville), au restaurant Panasia de Saint-Laurent du Var (Géométrie urbaine), à Mouans Sartoux et à PhotoBiot.




